• Metaforte

     

    Le jeune Merlin ignorait toujours l'origine réelle de son pouvoir magique.

    Il pouvait imaginer que la magie était naturelle.

    Mais il était incapable d'envoyer un sortilège de son propre choix.

    Il ne pouvait qu'invoquer la nature, et c'est elle qui choisissait si elle interviendrait, ainsi que la nature de son intervention.

     

    Mais la nature des pouvoirs magiques maléfiques étaient encore plus un mystère.

    Car si Merlin ne savait pas invoquer sa propre nature pour obtenir de meilleurs résultats qu'en invoquant la nature, il se demandait comment la nature du mal pouvait exister.

     

    Il savait quand même que tout ceci n'était qu'un jeu de symétrie.

    La grandeur de la nature était la projection de sa nature... ou l'inverse.

    Et la grandeur de la contre-nature devait être la projection de sa propre contre-nature... ou l'inverse.

     

    Il y avait donc deux questions auxquelles répondre, avec justesse et sans plus avoir la moindre raison d'y mécroire.

    Car toutes les croyances de Merlin étaient en perpétuel mouvement.

    Ce qui nécessitait de lui une certain équilibre pour invoquer la nature.

    Et il se doutait qu'à chaque fois qu'il perdait la Foi ; parce que le temps était passé de la lumière aux ténèbres ;  ses invocations iraient contre lui, au bon plaisir de la contre nature.

    Et plus Merlin comprenait la nature de la nature et celle de sa propre nature, et plus sa contre nature se renforçait aussi de connaissances.

     

    Il ne savait pas ce qu'il devait faire pour pacifier toute nature.

    Il se doutait qu'éliminer un mal éliminait aussi un bien.

    Car toute nature était équilibre.

     

    Il fallait donc, très certainement, inverser quelques rôles, et non pas détruire.

    « Où est le mal ?Encercler (enfin) l'infini »

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