• La vie ou la survie ?

    La survie existe, c'est indiscutable.

    Même ceux qui veulent se suicider doivent affronter leur instinct de survie.

    On peut vouloir ce que l'on veut, la survie l'emporte toujours.

    La survie est un automatisme qui nous fait affronter la dureté de la vie.

     

    La belle vie, elle, ne semble pas être acquise pour tout le monde.

    Si on l'observe de près, la belle vie, c'est la quête du plaisir.

    Chaque fois que l'on éprouve du plaisir, on vit.

    A condition que ce plaisir ne soit pas perturbé.

     

    Et chacun éprouve son plaisir à sa manière, c'est subjectif...

    Mais au fond, tous les plaisirs se résument à un mot : "plaisir".

    Mais la vie, elle, se résume à un mot : "souffrance".

     

    C'est épuisant de se battre autant que l'on peut pour donner la belle vie aux autres.

    Surtout quand on se rend compte que personne n'en est plus heureux.

    Car si le plaisir reste pour toujours un rêve, la souffrance, elle, est bien réelle.

     

    C'est à en être dégoûté d'être altruiste, et d'aller vers le bon sens.

    Car le mal de la vie revient toujours, même quand on le chasse.

    Et il triomphe toujours à la fin.

     

    Au fond, je ne crois pas qu'il y ait de belle vie, de Paradis sur terre.

    Alors, à quoi bon continuer à faire le bien ?

    Autant mourir !

     

    Il y a trop de poids morts dans l'humanité, qui se reposent sur les autres.

    Ces autres sont fatigués, et se fatiguent.

    Et les poids morts n'ont aucune force pour devenir plus légers.

     

    Il faut dire que les plaisirs qu'on nous offre ne sont plus très motivants.

    Le manger est de pire en pire, et tout se ressemble.

    Les livres disent tous les mêmes âneries avec des mots différents.

    La musique est enfermée dans des sentiers battus.

    Et quand elle en sort, ce n'est plus que du bruit.

    Tous les jeux du monde sont ennuyeux à mort.

    On les regardes, on salive, on les achète, et ils dorment dans un coin.

    Et le sexe ? C'est quoi le sexe quand on a pas la santé ?

    Aucun amour ne franchira jamais la barrière de l'égoïsme.

    On aime ceux que l'on veut aimer, et pas ceux qui ont besoin qu'on les aime.

     

    Enfin, pour terminer, les relations sociales s'appauvrissent de partout.

    Tout le monde voit les défauts de son voisin.

    Sûrement parce que nous sommes trop près les uns des autres.

    Internet nous a tellement rapprochés qu'on ne peut plus se voir.

     

    Et oui, collez vos yeux sur la Joconde, et vous ne la verrez plus !

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