• La fausse vitrine

     

    Le monde est un miroir qui se prend pour une vitrine :

    Tout ce qu'il prétend avoir à offrir, je l'ai déjà en moi !

     

    C'est moi qui suis plutôt beau et bon, pas le monde.

    C'est moi qui souffre et enrage de voir l'égoïsme du monde.

    Et à propos de l'égoïsme qui m'est donc reflété, non seulement c'est parce que je suis égoïste envers moi-même, donc altruiste, mais en plus, si le monde existait, il ne se contenterait pas de me montrer comment ne pas être égoïste, il ferait de moi l'altruiste que je désire être.

    Et il ne ferait pas de moi un altruiste uniquement pour le servir lui, mais plutôt pour nous servir à nous tous.

     

    Et non, le miroir me reflète, il a la prétention d'être mieux que moi, mais il n'ose pas m'intégrer. Et cela, c'est parce qu'il n'en a pas la capacité, parce qu'il n'est qu'un miroir, et non pas une vitrine capable de s'ouvrir.

     

    Le monde n'a rien a m'offrir, et rien à me vendre.

    Il est même incapable de me dire comment m'en aller pour de bon !

    Il ne me reflète que le fait que vivre est bien pour lui, donc pour moi, et que partir par le suicide, c'est payer le pire prix, le pire tarif, pour n'accéder à rien de bon.

     

    Je suis donc coincé entre une paix mortelle totalement inaccessible que je ne voudrais pas atteindre, et une vie de bonheur encore plus inaccessible !

     

    Tant que le monde m'imposera le reflet de ce que je suis sans que je puisse changer ET moi ET le reflet, alors, tout continuera d'empirer, POUR moi et POUR nous.

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